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Une Situation Sanitaire Préoccupante !!

 

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 Quoi de plus cher que la vie et la santé de ses proches ?          

 

Des carences et des avancées substancielles à Belem

 

Le Monde 22/11/05 : dans les métropoles urbaines uniquement, création par le gouvernement fédéral de pharmacies populaires où l’on distribue des  produits génériques gratuits, à condition qu’ils soient prescrits par un dispensaire.

Les médicaments sont remboursés pour les maladies graves et chroniques : tuberculose , malaria, diabète. Bonne trithérapie,( soin du sida), les médicaments sont fabriqués par des laboratoires brésiliens.

Le risque d’acheter en pharmacie des médicaments contrefaits n’est pas négligeable, un accès de paludisme a été traité avec de l’amidon de maïs : la fraude est faite au niveau des grossistes.

De plus si le médecin a fait une ordonnance de 6 médicaments, la personne pauvre achètera par exemple 4 médicaments, les moins chers, sans savoir s’il s’agit du remède indispensable ou des vitamines d’accompagnement.

La faim et la malnutrition occasionnent des cas de tuberculose.

 

 

Mais Joanes est à 3 heures de bateau de Belem

 

 

Le centre de santé est tenu par une aide-soignante formée aux premiers soins, avec un  équipement très insuffisant.

  Le médecin d’état consulte gratuitement, mais ne fournit pas de médicament,

il vient à Joanes une fois par semaine pendant 3 heures, le médecin privé coûte 30 réals, non remboursés. Le dispensaire de Salvaterra ne fournit aux malades ni savon, ni nourriture, c’est un peu mieux dans les hôpitaux des grandes villes mais pas suffisant Le transport pour Belem coûte 25 réals aller-retour, de ce fait, certaines familles doivent laisser partir seuls les malades vers l’hôpital . Aucune intervention d’urgence, on peut mourir d’une appendicite.

 

Des médicaments sont donnés par la mairie une fois par mois,  la photo ci-contre montre  la moitié de ces médicaments , ce sont des lotions ou des pommades, la totalité est épuisée en 15 jours.,les médicaments achetés en pharmacie sont remboursés mais cela nécessite attente et démarches. Or ils sont chers : par exemple 25 réals pour une perfusion contre la malaria (le ¼ du revenu minimum mensuel de la famille), 7 à 24 réals et quelquefois beaucoup plus pour des antibiotiques.

 

Le magasin  Bonfim vend des remèdes traditionnels , essentiellement composés de tisanes, difficile de connaître leur efficacité alors même que certaines personnes vont jusqu’à nier leur existence.

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Les principales maladies :

On constate de la malnutrition, en particulier l’importance de la consommation du riz  occasionne le diabète et le manque de vitamines cause de l’anémie, des cas de béribéri sont signalés dans le Para .

 Les principales maladies sont les mycoses, les bichos des pe, les piqûres de raie, les infections génitales dues à l’eau polluée, mais aussi les différentes formes de malaria (surtout dans le nouveau  quartier qui est marécageux), la syphilis et le    sida  pas de test de dépistage de séropositivité et pas de préservatif gratuit, alors que le nombre de malades déclarés est proportionnellement supérieur à celui de Guyane. Par contre la vaccination est suivie pour le choléra.

 

-         Conditions environnementales : Une centaine de familles, c'est-à-dire + de la moitié de la population, n’ont ni eau courante, ni électricité, ni latrines, il n’y a pas de tout à l’égout, aucune collecte de poubelles donc l’eau des puits est polluée, et il faudrait y ajouter du chlore. L’eau courante, pour ceux qui y ont accès, est saine parce que puisée dans une nappe d’eau souterraine profonde  – 22 mètres.

 

 Le problème du traitement des maladies ne peut être résolu qu’au niveau des services publics, si des aides ponctuelles peuvent toutefois être apportées, une eau saine, une meilleure nutrition, une meilleure connaissance des pratiques d’hygiène ont un effet préventif  permettant de rester en bonne santé.

 

   Et pour cela, soyons solidaires !!

hygiène à Joanes  , marajo
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